Le voyage de retour de Fatou en Afrique depuis les États Unis d’Amérique a été un chemin long et sinueux, rempli de moments de nostalgie, et, finalement, de joie. À l’âge de 65 ans, Fatou a décidé, après une minutieuse planification de la retraite, qu’il était temps de retourner à ses racines au Sénégal. Elle y avait passé les premières années de sa vie avant que sa famille ne déménage aux États-Unis. Pendant des décennies, l’Afrique l’a appelée à retourner sur la terre de ses ancêtres. Et finalement, elle a répondu à ce vibrant appel.
Fatou passe une paisible matinée ensoleillée et enjolivée par le savoureux petit-déjeuner
Chaque matin, Fatou se lève avec le soleil, le corps toujours en phase avec les rythmes de l’Afrique malgré des années passées dans les villes animées d’Amérique. Les premiers signes de l’aube filtrent à travers sa fenêtre, projetant une lueur chaleureuse sur sa simple chambre. Alors qu’elle ouvre lentement les yeux, un sentiment de paix l’envahit, sachant qu’elle est exactement à sa place.
Après un rapide étirement matinal, Fatou se dirige vers la cuisine, ses pieds frottant doucement contre le carrelage frais. Elle prend une profonde inspiration, s’imaginant les odeurs familières du café infusé et du pain fraîchement cuit. Le sourire aux lèvres, elle commence son rituel quotidien de préparation du petit-déjeuner, un repas simple mais satisfaisant composé de café, de pain et de fruits achetés la veille.
Fatou savoure son petit déjeuner dans la quiétude
Tout en mangeant, Fatou repense aux années qu’elle a passées en Amérique, un pays qui lui ressemblait autrefois à chez elle, mais qui pâlit maintenant par rapport aux couleurs et aux sons vibrants du Sénégal. Elle se souvient des longues heures qu’elle passait à travailler dans des immeubles de bureaux, de l’agitation constante de la vie urbaine et du cycle sans fin de la consommation. Ici, au Sénégal, elle a trouvé un autre type d’épanouissement, qui découle de la simplicité, de la communauté et d’un lien profond avec la terre.
Fatou s’adonne volontiers à ses tâches domestiques
Après le petit-déjeuner, Fatou s’attelle à ses tâches ménagères avec détermination et abnégation. Elle nettoie les sols, s’occupe de son petit jardin et lave parfois quelques vêtements à la main. Elle apprécie bien la touche physique de chaque tâche. Elle s’en acquitte bien volontiers, quand sa femme de ménage ne vient pas. En Amérique, ces corvées étaient ressenties comme des fardeaux, si ce n’est pas exécuté à la machine. Mais ici au Sénégal, elles sont une source de fierté et d’épanouissement.
Puis elle passe le reste de la matinée à la tenue de la maison et à user des voies et moyens pour améliorer le rendement de son entreprise commerciale. Elle s’y est associée avec une tenancière de boutique qui s’occupe de la vente des articles.
Fatou met ses compétences artisanales au service de son business
L’après-midi, Fatou consacre son temps à sa nouvelle entreprise, une petite boutique d’artisanat et de textiles faits à la main. Elle a appris l’art du tissage et de la couture de sa grand-mère lorsqu’elle était enfant. Et maintenant, elle utilise ces compétences pour créer de belles pièces qui reflètent la culture vibrante du Sénégal. Les clients viennent de près ou de loin pour admirer son travail, attirés par les motifs complexes et les couleurs vives qui ornent chaque article.
Malgré son âge, Fatou aborde son travail avec une vigueur et une passion qui démentent son âge. Elle se délecte du processus créatif, se perdant dans le mouvement rythmé du métier à tisser ou les points délicats d’une aiguille. Chaque pièce qu’elle crée est comme un morceau de son âme, une expression tangible de son amour pour l’Afrique et ses riches traditions.
Fatou jouit du plaisir de se promener dans les rues animées
Le soir, Fatou aime se détendre en se promenant tranquillement dans les rues animées de son quartier en compagnie de ses amis sûrs. L’air est rempli du son de la musique, des rires et des parfums savoureux de la cuisine de rue cuisinant sur des grils ouverts. Elle accueille ses voisins avec un sourire chaleureux et un signe de la main amical, ressentant un sentiment d’appartenance qu’elle n’a jamais tout à fait trouvé en Amérique.
Alors que le doux soleil se couche sous l’horizon, Fatou retourne dans sa maison douillette, où elle s’installe avec un livre ou une tasse de thé. Elle réfléchit à la journée qui s’est écoulée. Elle se sent alors reconnaissante pour les joies simples et les liens significatifs qui remplissent sa vie au Sénégal. Ici, entourée par les images et les sons de l’Afrique, elle a trouvé un sentiment de paix et de contentement qui lui a échappé en Amérique.
Contemplation profonde du ciel étoilé d’Afrique avant le sommeil mérité
Dans les moments de calme avant de se coucher, Fatou regarde les étoiles scintiller au-dessus de sa tête. Alors il ressent un profond sentiment de gratitude pour le voyage qui l’a ramenée en Afrique. Malgré les défis et les incertitudes qu’elle a rencontrés en cours de route, elle sait qu’elle est exactement là où elle est censée être. Et alors qu’elle s’endort, un sourire se dessine sur ses lèvres, sachant que demain apportera de nouvelles aventures, de nouvelles connexions et de nouvelles raisons d’être reconnaissante pour la vie qu’elle a construite au Sénégal.
Ainsi se présente le tableau idyllique de la vie quotidienne de Fatou. Cette dernière a répondu à l’appel au retour en Afrique à sa retraite au pays de l’oncle Sam. Elle s’y plait maintenant bien. Elle y allie le plaisir de sa vie de tous les jours avec le business de vente des articles artistiques faits en grande partie par elle. Chaque jour lui fait ressentir qu’elle a fait le bon choix de rentrer au bercail. L’évolution de son avenir dans ce nouvel environnement nous dira si elle a vraiment opéré l’adéquat choix.
En attendant, les retraités qui le voudraient bien ne devraient pas trop penser aux difficultés de retour au pays, mais plutôt réfléchir à comment les surmonter pour vivre dans le monde culturellement africain. Bon nombre d’Afro-américains font déjà le pas, sans citer des retraités européens qui s’installent en Afrique pour le restant de leur vie.