UNE RETRAITE ACTIVE AU SERVICE DU DEVELOPPEMENT DU BENIN
Celui qui veut aller vite, marche seul. Celui qui veut aller loin, marche avec les siens
Proverbe africain

Découvrez comment Adjinda, ex-inspecteur béninois, transforme sa retraite en mission pour développer son village et inspirer toute une communauté.
Un inspecteur devenu acteur du développement local au Bénin
Après plus de trente ans passés dans l’éducation nationale, Adjinda, 62 ans, ancien inspecteur de l’enseignement primaire, a choisi une retraite peu ordinaire : retourner dans son village natal pour y bâtir un modèle de développement durable.
Durant sa carrière, il a vu les défis du système éducatif béninois : écoles sous-équipées, jeunes désorientés, enseignants épuisés mais passionnés.
Il aurait pu profiter de sa retraite pour se reposer.
Mais non. Adjinda a préféré se mettre au service de son pays.
“J’ai compris que le développement ne viendra pas d’en haut. Il commence à la base, dans nos villages.” Un choix courageux et inspirant, qui prouve qu’à tout âge, on peut encore changer les choses.
Retour au village : une retraite engagée et utile
De retour à une vingtaine de kilomètres de Dassa-Zoumè, Adjinda découvre une population pleine de bonne volonté mais manquant d’encadrement.
Alors, il décide d’agir :
- Il crée un centre communautaire pour les jeunes sans emploi,
- Met en place un club agricole scolaire,
- Et soutient la création d’une coopérative d’épargne villageoise gérée par les femmes.
Ces actions simples mais concrètes font renaître l’espoir.
Le village commence à se transformer.
“Nous devons croire en nos propres forces,” dit-il.
“Quand les citoyens s’organisent, tout devient possible.”
Georgette, l’épouse engagée dans l’éducation des jeunes filles
Adjinda n’est pas seul dans cette aventure. À ses côtés, son épouse Georgette, 54 ans, directrice d’école primaire, partage la même passion pour l’éducation et le service communautaire.
Pleine d’énergie et de douceur, elle organise des ateliers pour les jeunes filles : lecture, confiance en soi, gestion du temps et éducation civique.
Pour elle, l’émancipation féminine est au cœur du développement.
“Le développement du Bénin passera aussi par la femme rurale instruite,” affirme-t-elle.
Ensemble, Adjinda et Georgette forment un couple de bâtisseurs, unis dans une mission commune : éveiller, éduquer et transformer leur communauté.
Une relève inspirée : Boris et Léandre, la jeunesse au travail
Leur engagement n’a pas laissé leurs enfants indifférents.
Boris, 25 ans, ingénieur en génie civil, met ses compétences au service des chantiers communautaires.
Sous sa supervision, le centre socio-éducatif et les points d’eau du village ont été rénovés.
“C’est un honneur d’utiliser mon savoir pour améliorer la vie des miens,” dit-il fièrement.
Son frère Léandre, 23 ans, étudiant en droit, aide quant à lui à structurer les associations locales.
Il veille à la transparence, à la bonne gestion et à la cohésion des initiatives.
Ce trio père-mère-fils incarne une transmission réussie des valeurs familiales et citoyennes :
– Le sens du service,
– La responsabilité,
– La foi en un avenir collectif.
Les réunions de village : la politique du développement à la base
Chaque samedi, Adjinda organise des réunions participatives sous le grand manguier du village.
Femmes, jeunes, anciens… tout le monde a la parole.
On y parle d’eau potable, d’assainissement, de microcrédit et d’éducation.
Ces rencontres sont devenues une véritable école de gouvernance locale.
Elles favorisent la prise d’initiative et la démocratie participative.
“Nous ne faisons pas de politique de partis,” précise Adjinda.
“Nous faisons la politique du développement, celle qui met le peuple au centre.”
Grâce à ces échanges, plusieurs projets ont vu le jour :
– Un puits réhabilité,
– Un programme d’alphabétisation pour femmes,
– Un jardin communautaire pour la cantine scolaire.
De petits pas, mais d’immenses avancées pour un village autrefois oublié.
La philosophie de Adjinda : commencer là où l’on est
Adjinda aime rappeler :
“N’attends pas d’avoir tout pour commencer. Commence avec ce que tu as, là où tu es.”
Ce principe simple, presque spirituel, résume son parcours.
Il ne mise pas sur de grands moyens, mais sur la volonté collective.
Et c’est cette philosophie qui séduit ONG, associations locales et mairies voisines.
Des délégations viennent aujourd’hui s’inspirer de son modèle : un développement participatif et réaliste, ancré dans les réalités rurales béninoises.
Du local à l’influence nationale : un modèle qui inspire
Le travail de Adjinda dépasse désormais son village.
Il participe à des forums régionaux sur le développement local, partageant sa vision d’une gouvernance à visage humain.
Sa mission : créer un réseau de villages solidaires, reliés par des projets agricoles, éducatifs et écologiques.
“Quand les citoyens prennent leur destin en main, c’est tout le pays qui se remet à espérer,” affirme-t-il.
Le Bénin profond, celui des villages, retrouve ainsi la fierté d’être acteur de son propre avenir.
La retraite comme mission de vie au Bénin
Pour beaucoup, la retraite signifie repos, solitude ou inactivité.
Pour Adjinda, c’est l’inverse : une mission de vie.
Il veut prouver que l’expérience accumulée pendant des décennies peut devenir une richesse pour le pays.
Il veut incarner une retraite utile, celle qui transmet et transforme.
Ses actions ont déjà un impact visible :
– Des jeunes responsabilisés,
– Des femmes autonomes,
– Un village plus dynamique.
Le message d’un blogueur : vivre une vie qui a du sens
Comme le rappelle souvent le blogueur Olivier Roland,
“Une vie réussie, c’est une vie choisie.”
Adjinda illustre parfaitement cette idée.
Il n’a pas choisi la facilité, mais la contribution.
Plutôt que de se retirer du monde, il y est retourné avec passion.
Son parcours nous enseigne que la vraie liberté, c’est de vivre selon ses valeurs.
La retraite n’est pas la fin de la vie, c’est un nouveau départ
Chaque matin, Adjinda traverse son village, saluant les enfants et les femmes au marché.
Son regard rayonne de cette joie tranquille de celui qui a trouvé sa mission.
“Je ne suis pas un héros,” dit-il simplement.
“Je suis juste un homme qui a décidé de commencer.”
Et si chacun, à son échelle, faisait comme lui ?
Que ferez-vous de votre seconde vie ?
La retraite peut être une parenthèse ou un tremplin.
À vous de choisir.
À l’image de Adjinda, osez semer vos graines de changement, là où vous êtes, avec ce que vous avez.