JOUIR D’UNE RETRAITE BIEN PLANIFIEE

On n’obtient pas ce qu’on veut, on obtient ce en quoi on croit

Oprah Winfrey

Une grand’mère avec son petit-fils/Illustratif

Imaginez-vous commencer un nouveau chapitre de votre vie à l’âge de 56 ans. C’est exactement ce qu’Efoua a fait quand elle a pris la décision audacieuse de débuter sa retraite tôt. Puis elle a immédiatement déménagé du Togo pour se rapprocher de sa progéniture au Canada.

D’abord, Efoua s’est efforcée d’assurer l’installation de ses trois enfants dans différentes parties du monde – France, Canada et États-Unis. Ensuite elle a décidé de suivre son cœur et de commencer une nouvelle aventure. Ce fut un bond de foi, un pas dans l’inconnu, mais Efoua l’embrassa avec grâce, courage et détermination.

Rêver de vivre à l’étranger  

Cette nouvelle vie pour ses enfants et elle à l’étranger, elle l’avait préparée de longue date. Enseignante de son état, elle avait très tôt compris que l’avenir de ses enfants dans son pays n’était pas garanti. Alors elle s’était trouvé des sources de revenus supplémentaires pour préparer progressivement le voyage de ses trois enfants hors du pays.

Débuter une lucrative activité secondaire

C’est ainsi que, par l’intermédiaire d’une cousine, elle avait entrepris un commerce de vente des habits d’occasion ou friperies. Elle avait su trouver des fournisseurs de confiance et un réseau de clients qu’elle n’avait cessé de faire croitre. Tous ses temps libres étaient exploités pour la ventilation des articles à ses clients par l’entremise de sa cousine et de deux employés engagés au fil de l’évolution de son business. Bon an mal an, son activité génératrice de revenus évoluait. L’argent gagné était en partie réinjecté dans son commerce pour le booster ou en partie épargné.

Les revenus épargnés suivaient deux profitables canaux. Ils étaient soit déposés dans les institutions de microfinances locales soit servaient à acheter des terrains dans les zones rurales pour les revendre plus tard à un prix élevé.

Épargner les revenus pour booster l’activité

L’argent déposé dans les institutions de microfinances lui venait en aide pour prendre des emprunts susceptibles de faire grossir ses chiffres d’affaires dans la vente de friperies. Tant ces institutions lui faisaient confiance pour la simple raison qu’elle remboursait à temps ses prêts. Elle et son équipe assuraient une bonne gestion de leur business qui globalement affichait une courbe ascendante au grand bonheur de cette vaillante et déterminée équipe.

Les trois enfants appuient l’évolution de l’activité

Cette équipe était régulièrement appuyée par les trois enfants au fur et à mesure qu’ils gagnaient en maturité. Au préalable, parallèlement à leur cursus scolaire, ils s’y initiaient en accompagnant leur mère quand ils étaient enfants. Aussi leur maturation en matière de business s’était-elle opérée plus tôt que prévue. Et leur appui s’était fait sentir aussi précocement. Alors leur vigilance dans cette gestion à contribué à réduire au maximum les difficultés commerciales de leur entreprise. Et la patronne aussi n’hésitait pas les gratifier de cadeaux raisonnables et conseils en d’une meilleure vie future. Par ce biais, elle nourrissait en eux l’ambition de meilleure vie hors du pays.

Investir dans l’immobilier

Quant aux terrains achetés, Efoua leur sécurisait sa propriété pour faciliter leur revente plus tard. En effet, après l’achat de ces terrains ruraux, Efoua après avoir établi les titres de propriété, les faisait exploiter par les locaux ou par certains métayers exogènes. Et elle partageait avec eux la récolte obtenus de ces aires exploitées. La famille tirait de sa part obtenue les denrées alimentaires pour couvrir ses besoins de l’année. Le surplus était vendu pour que l’argent entre dans le commerce de friperie. Aussi arrivaient-ils à subvenir à leurs besoins et gonflaient leur commerce pour atteindre l’ambition de Efoua d’envoyer ses enfants à l’étranger.

Les enfants s’installent à l’étranger

Et elle caressait et activait cette ambition tout en s’occupant de ces activités professionnelles d’enseignante et de commerçante. Dans cette optique, elle a planifié et envoyé progressivement ces trois enfants en France, au Canada et aux USA, une fois que chacun d’entre eux a obtenu le baccalauréat et en étant majeur. Depuis le Togo, elle s’informait sur leur évolution universitaire et leur prodiguait d’utiles conseils comportementaux. Alors les enfants s’adonnaient à leurs études tout en menant des activités saisonnières génératrices de revenus. Mieux, l’ainé, sa licence obtenue, préféra entrer dans la vie active pour aider sa mère à s’occuper des deux sœurs parties au Canada et aux USA. Donc il contribuait au paiement des études de ces sœurs et facilita leur installation sur le continent américain à la fin de leurs études. Une fois installée, l’enfant qui venait de se marier et a attendait son bébé a souhaité l’arrivée de sa mère Efoua auprès d’elle.

Prendre la retraite anticipée et rejoindre les enfants 

Alors Efoua décida à 56 ans qu’il était temps pour elle de prendre une retraite anticipée et céder son commerce à sa cousine, la gérante de toujours de son commerce. Puis elle a rempli toutes les conditions administratives et est partie rejoindre ses enfants. Bien qu’elle pût aller aussi en Europe, elle préféra se diriger vers le Canada et s’y installer pour passer ses vieux jours. 

Vendre des articles de broderie et de tricotage

Une chose qui a toujours apporté de la joie à la vie d’Efoua est le travail de broderie et tricotage. Dès son plus jeune âge, elle a été attirée par les détails complexes et les points délicats qui ont créé de belles pièces d’art. Maintenant, dans sa retraite, Efoua a trouvé une nouvelle passion dans la création de pièces de broderie pour les bébés et les enfants. Elle verse son amour et sa créativité dans chaque maille, tissant ensemble des histoires de joie et d’espoir. Les articles qu’elle tricote sont exposés en ligne et livrés par des livreurs professionnels. Elle se réjouit beaucoup de cette nouvelle activité. Elle en tire profit financièrement et contribue bien à la satisfaction de certains besoins pour elle et ses deux petits fils qu’elle gâte maintenant en câlins et cadeaux, après cinq ans de séjour au Canada.  

Le voyage d’Efoua témoigne de la résilience, de la détermination et de la puissance de vos rêves. Certes, elle a été confrontée à des défis et à des obstacles en cours de route, mais elle n’a jamais dévié dans sa conviction qu’un avenir meilleur l’attend. Son sourire est radieux, son rire contagieux et son esprit inébranlable.

En lisant l’histoire d’Efoua, j’espère que vous serez inspiré à poursuivre vos propres rêves, peu importe votre âge ou les circonstances. Il n’est jamais trop tard pour recommencer, pour découvrir ce qui vous apporte vraiment joie et accomplissement. L’histoire d’Efoua rappelle que la vie est pleine de possibilités, attendant d’être explorée et embrassée.

Alors, cher lecteur, que vous trouviez le même courage et la même joie qu’Efoua dans son voyage de retraite. Que vous n’abandonniez jamais vos rêves, peu importe leur taille. Souvenez-vous toujours qu’il n’est jamais trop tard pour commencer à vivre la vie que vous avez toujours imaginée. Embrassez chaque jour avec gratitude, rire et amour – tout comme Efoua, avec une aiguille et un fil à la main, tisser des histoires de beauté et d’espoir pour le monde à voir.